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- Sommaire 6 février 2010

Par SUD-AFP :: 05/02/2010 à 21:07 :: Sommaires

- Halte au chantage !

Par SUD-AFP :: 03/02/2010 à 15:29 :: Defense du statut

Halte au chantage !

 

A l'évidence le budget 2010 de l’AFP a été construit sciemment en déséquilibre (-1,3 à -1,9 million d'euros) pour provoquer une réaction de la commission financière et de Bercy ainsi que pour nous redire que, face à cette difficulté, il faut ... réviser le statut.

  

La publication sur l'Intranet d'un rapport d'expert que le PDG a gardé sous le coude depuis un an relève de la même méthode : il s'agit de faire croire que les choix de la direction (déménagement de services rédactionnels rue Vivienne, casser l'unité de la rédaction) sont inévitables, sinon, c'est le déménagement de tout le monde en banlieue.

  

Même méthode aussi, lorsque le PDG prétend que pour répondre aux défis de la "révolution multimédia", l’agence doit nécessairement modifier son statut.

  

Ces raccourcis, qui ne visent qu'à imposer de façon autoritaire des choix néfastes, contraires aux intérêts de l'agence et du personnel, ont fait long feu. Pierre Louette voulait faire croire au gouvernement et aux parlementaires que le personnel approuvait ses projets. En 2009, nous avons réussi à démontrer que tel n'était pas le cas.

  

Contrairement à ce que veut faire croire le PDG, la situation de l’agence n’est pas mauvaise. L’AFP a mieux résisté à la crise que d’autres, réalisé des bénéfices depuis plusieurs années et constitué une trésorerie de plus de 30 millions d’euros, grâce au dévouement et aux sacrifices de ses salariés.

  

Au PDG, nous disons : le projet d'entreprise dont a besoin l'AFP ne peut pas être imposé contre la volonté des salariés. Il devra être un projet pertinent qui puisse permettre au personnel d'adhérer aux perspectives définies. Cela est possible dès lors que les questions soulevées par les défis de la "révolution multimédias" sont abordées dans le strict cadre de la mission d'intérêt général qui nous est fixée par le statut de 1957.

  

C’est dans ce sens que le représentant SUD a argumenté ce mercredi matin, lorsque l'intersyndicale a été auditionnée par la commission d’experts ("Commission Pigeat") installée par Frédéric Mitterrand.

 

   +++++
  

Nous publions les réponses de SUD au questionnaire de la "Commission Pigeat" sur internet (fichier imprimable en pdf) sous le lien : http://tinyurl.com/yjw7utr
   +++++

  

Au cours des prochains mois, le personnel devra se mobiliser pour montrer qu’il refuse le chantage et pour imposer d’autres choix.

  

Paris, le 3 février 2010 
  

SUD-AFP (SUD Culture Solidaires)

- Réponses SUD au questionnaire de la "Commission Pigeat"

Par SUD-AFP :: 03/02/2010 à 15:22 :: Defense du statut

Réponses SUD au questionnaire

 

de la "Commission Pigeat"

 

 

L‘intersyndicale de l’Agence France-Presse a été auditionnée le 3 février 2010 par la commission d’experts (« Commission Pigeat ») chargée par le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand « d'établir un diagnostic sur la situation actuelle de l'AFP, du contexte économique dans lequel elle évolue et son positionnement dans un univers concurrentiel de plus en plus difficile ».

 

Voici les réponses du syndicat SUD-AFP au questionnaire de la commission :


- Sommaire 19 janvier 2010

Par SUD-AFP :: 19/01/2010 à 8:53 :: Sommaires

- L'AFP condamnée pour discrimination

Par SUD-AFP :: 18/01/2010 à 14:38 :: Général

L'AFP condamnée

 

pour discrimination

 

   Version imprimable en pdf

       

English version (pdf)

 

Le Conseil de Prud'hommes de Paris a condamné l'Agence France-Presse pour "discrimination syndicale", dans un jugement prononcé le 2 décembre 2009 et contre lequel l'AFP vient de faire appel. Ce jugement n'est donc pas définitif mais il peut être exécuté dans sa totalité dès aujourd'hui, en dépit de cet appel, et il est sérieusement motivé.

 

Le journaliste Claus Tulatz est salarié de l'AFP depuis octobre 1977. Il a fait valoir que sa carrière se trouvait paralysée depuis les années 80 (participation active aux mouvements contre le Plan Pigeat qui prévoyait, entre autres, la délocalisation du Desk Allemand de Paris à Bonn) et, plus récemment, en raison de son militantisme pour le syndicat SUD (qu'il représente dans l'entreprise depuis 2003).

  

La section encadrement (5e chambre) du Conseil de Prud'hommes de Paris condamne l'AFP en s'appuyant sur les articles L1132-1 et L2141-5 du code du travail interdisant la "discrimination syndicale" et sur l'article L1132-2 aux termes duquel "aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire (...) en raison de l'exercice normal du droit de grève." Le Conseil ordonne le classement de Claus Tulatz au niveau RED6 à compter du 1er octobre 2004 (sans rappel de salaire) et au niveau RED7 à compter du jugement. De plus, il condamne l'AFP à payer 30.000 euros de dommages et intérêts "au titre de la discrimination subie" et 1.500 euros de frais de justice. Enfin, le Conseil ordonne l'exécution provisoire de ce jugement.

 

Ni résignation, ni renoncement

 

Il s'agit de la deuxième condamnation de l'AFP pour discrimination syndicale, après celle prononcée par le Conseil de Prud'hommes de Paris en janvier 2000 (1) en faveur de Patrick Brosselin, alors membre du SNJ et en 2003 co-fondateur de SUD-AFP. Mais alors que l'AFP n'avait pas contesté le jugement à l'époque, l'appel contre cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte social fondamentalement changé, à l'AFP comme dans le pays.

  

Dans de nombreuses entreprises, les salariés les plus combatifs sont actuellement victimes de la répression anti-syndicale (qu'il s'agisse des "Contis", de grévistes à EDF-GDF ou d'autres syndicalistes combatifs)(2). But recherché : marginaliser les militants, les isoler de leurs collègues de travail, faire peur aux salariés. N'est-ce pas la même logique qui a poussé la direction de l'AFP à faire appel contre le jugement du Conseil de Prud'hommes ? Ne s'agit-il pas de dissuader les salariés de l'AFP de choisir la voie d'un recours devant les Prud'hommes lorsqu'ils subissent des injustices, voire des violations des lois ?

  

SUD réaffirme : quand l'action collective et syndicale n'aboutit pas, face à une direction autiste, il ne faut pas hésiter à utiliser les droits citoyens. Après avoir saisi avec succès la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) sur la discrimination des salariés non-européens (3), puis la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) sur le non-respect des préconisations concernant la biométrie (4), SUD a récemment remis à l'Inspecteur du travail un dossier sur l'emploi précaire à l'AFP (5). Nous sommes prêts à accompagner les salariés qui défendent leurs droits, que ce soit dans le dialogue social, la lutte collective ou l'action en justice.

  

Le jugement prud'homal condamnant l'AFP montre qu'il existe des moyens de s'opposer aux injustices et que nous ne sommes ni obligés de nous résigner ni de renoncer à nous battre. Ce jugement constitue un encouragement à lutter contre l'arbitraire et pour des accords applicables à tous.

  

Renforcez le syndicalisme solidaire, unitaire et démocratique ! En 2010, adhérez à SUD !

  

Paris, le 18 janvier 2010

  

Lire le jugement du Conseil de Prud'hommes du 2 décembre 2009 :
  
http://tinyurl.com/ydsb4gd

 

   SUD-AFP (membre de l'Union syndicale SUD Culture & Médias Solidaires)

(1) Jugement du 18 janvier 2000, RG N° F99/01731

(2) Cf. le récent communiqué de syndicats SUD : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/view-18.pdf

(3) http://sudafp.zeblog.com/c-halde

(4) http://sudafp.zeblog.com/c-cnil

(5) http://www.fichier-pdf.fr/2009/12/21/0bhfy6n/091221_Louette_préca%20new.pdf


- Sommaire 15 janvier 2010

Par SUD-AFP :: 14/01/2010 à 20:55 :: Sommaires

- Oui, le référendum aura bien lieu !

Par SUD-AFP :: 14/01/2010 à 20:24 :: Defense du statut

Communiqué SUD-AFP - le vendredi 15 janvier 2010

    Version pdf de ce tract

 

Oui, le référendum

aura bien lieu !

 

En attendant, le personnel de l'agence dispose d'un autre moyen, très simple, de montrer son opposition à la casse de notre statut.

 

 

SUD-AFP comprend la frustration d'une partie du personnel, qui s'attendait à voter sur le plan Louette ces jours-ci et qui ne comprend pas les raisons du report du référendum.

 

Soyez rassurés : notre syndicat  - Solidaire, Unitaire et Démocratique - n'a aucune intention de laisser tomber ce projet, ni de mettre de l'eau dans son vin concernant les projets funestes de Pierre Louette et du gouvernement ultra-libéral de Nicolas Sarkozy !

 

Bien sûr qu'il est tout à fait possible, même probable, que le fameux groupe d'experts, la commission Pigeat, sorte de son chapeau un plan qui ressemble furieusement à celui de Pierre Louette.

 

Une fois les élections régionales passées, ceux qui veulent casser notre statut, nos métiers et nos conditions de travail se mettront à nouveau à rêver que "tout est possible".

 

Mais si la constitution du groupe d'experts ne change pas forcément la situation sur le fond, elle modifie néanmoins la donne politique. On peut soupçonner que les propositions des cinq sages seront identiques au Plan Louette - mais on ne peut pas en être certain.

 

Il ne peut pas y avoir deux référendums !

 

Le travail que nous avons déjà accompli avec les autres syndicats, et que nous allons bien entendu poursuivre en intersyndicale dès aujourd'hui, nous a déjà montré que l'organisation d'un référendum irréprochable sur le plan démocratique ne peut pas être traitée à la légère. Un tel vote nécessite un travail serein, unitaire et dépourvu d'arrière-pensées polémiques ou sectaires. Chaque syndicat doit y apporter sa contribution.

 

Il est aussi absurde de penser qu'un syndicat puisse organiser tout seul un tel vote que de prétendre qu'on pourrait faire deux référendums, l'un maintenant selon le plan établi en décembre, et un deuxième en avril-mai, au cas où le groupe d'experts sorte un projet différent. Conclusion : au risque de vous frustrer, il vaut mieux attendre après les élections régionales, tout en travaillant dès aujourd'hui sur les aspects pratiques du vote.

 

En attendant, voici ce que vous pouvez faire

 

Le site web de la pétition intersyndicale - www.sos-afp.org - offre un moyen très simple de manifester dès aujourd'hui son opposition à la casse de notre statut. Reportez-vous à la page "Toutes les signatures", et tapez "AFP" dans la case "Entreprise" du moteur de recherche. Vous constaterez qu'à ce jour un peu plus de 430 salariés de l'agence ont signé la pétition en marquant "AFP" dans cette case (le chiffre apparaît dans le bandeau rouge foncé, à droite).

 

Bien entendu, beaucoup d'autres d'entre nous ont signé la pétition, mais sans signaler leur appartenance à notre entreprise. Au total environ 800 salariés AFP ont signé la pétition à ce jour. Le but serait de faire passer ce chiffre à plus de 1.100 (grosso modo la moitié de tous les salariés en CDI, tous statuts confondus), et de faire en sorte que chacun affiche fièrement les trois petites lettres "AFP" dans la case "Entreprise".

 

Conclusion : si vous n'avez pas encore signé la pétition, n'attendez plus ! (voir au verso).

Et si vous l'avez signée mais sans mentionner "AFP", écrivez sans délai à contact@sos-afp.org pour demander qu'on ajoute le sigle !

 

Et le social dans tout ça ?

 

En écoutant les prestations des représentants des autres syndicats, le 11 janvier devant l'Association de la presse étrangère puis le 12 devant la Commission "culture" du Sénat (où nous n'étions pas invités à prendre la parole), nous avons constaté une chose curieuse : les questions de salaire, de précarité et même déontologiques ne figurent presque nulle part dans leur discours pour s'opposer au Plan Louette.

 

A les écouter, tout semble être question de "gouvernance" et de "financement", à tel point que le service médias de l'AFP a pu titrer, en rendant compte de la table ronde devant le Sénat, "consensus sur l'indépendance et le financement" !

 

Le Plan Louette/Sarkozy ne constitue-t-il pas également une attaque en règle contre nos conditions de travail, et même contre le combat syndical en tant que tel ? N'y a-t-il aucun rapport entre le culte de la gratuité sur Internet, les initiatives de type "Citizenside" ou "Newzwag", la pipolisation tous azimuts - bref tout ce qui menace nos métiers - et la mise en cause du statut ?

 

Ce n'est pas en réduisant le combat sur le statut à une simple question technique - avec à la clé, pour certains, la transformation de l'AFP en fondation charitable ! - qu'on va mobiliser le personnel pour les combats à venir.

 

Conserver notre statut tout en perdant sur les questions sociales (emploi, lutte contre la précarité, salaires) ne servirait à rien. SUD propose à l’intersyndicale de remettre à l'ordre du jour un véritable programme de lutte sociale, en faisant clairement le lien avec le statut !

 

Faites signer la pétition - www.sos-afp.org

et rejoignez SUD-AFP pour un syndicalisme de combat !

 

  Cliquez ici pour lire les textes syndicaux sur le report (ou non) du référendum


- Halte à l'info-divertissement !

Par SUD-AFP :: 12/01/2010 à 16:29 :: Général

Halte à l'info-divertissement !
                   

  Version imprimable en pdf

 

La presse est en crise, elle perd ses lecteurs. Le constat est connu, l'analyse des causes fait débat. C'est dû au changement des habitudes culturelles, à internet, au décalage entre la presse et les modes de consommation des jeunes générations : voilà la thèse la plus répandue.

  

Et si l'explication était plus banale ? Ne faut-il pas la chercher dans la baisse dramatique du niveau de l'information diffusée par les médias, celle-ci étant ramenée au simple divertissement ? Multiplication de sujets "people" et de faits divers, mais également "pipolisation" des sujets qui à priori mériteraient un traitement plus sérieux, voilà les ingrédients de la marchandisation de l'info, qui réduit lecteurs et auditeurs au simple statut de "consommateurs".

 

Le phénomène de "l'infotainment" (de l'anglais : information + entertainment = info-divertissement) n'est pas nouveau, mais son ampleur atteint de nouveaux sommets. Exemple, le jeudi 10 décembre 2009.

  

Voici les titres de l'info nationale qui dominent ce jour les journaux radio et télé :

  • Johnny Hallyday sur toutes les ondes ! A peine sorti du coma artificiel, il a dû être réopéré. Passionnant ! Voilà ce qui intéresse le peuple.
  • Social : "les routiers pourraient finalement ne pas perturber les fête" ! Ouf ! Le social traité sous l'angle des perturbations. Et peu d'infos sur les enjeux des conflits en cours ou à venir. "Nouvelle journée de galère pour plus d'un million de Franciliens. La grève dans le RER A est très suivie" (France2). Il faudra lire Le Parisien pour en apprendre un peu plus sur les conditions de travail des conducteurs et sur ces cadres de la RATP qui remplacent les grévistes aux commandes des rames, au risque de mettre les voyageurs  en danger.
  • Et on enchaîne sur le vidéo-clip de l'UMP qui "sème le trouble au sein de la majorité". Super, les nouveaux médias ! La politique ramenée au fait divers...
  • La Bourse en hausse de 1,1%.
  • Et pour terminer, un drame à Paris : une femme de 51 ans tuée par une fourgonnette de police conduite par une policière qui dit que les freins ont lâché.

C'est déjà tout ?! Et pourtant, d'autres infos, il y en avait ce jour. En voici un échantillon, pioché dans le service de l'AFP :

 

  • "LA PRINCIPALE RECETTE DE LA SECU EN BAISSE. La masse salariale versée par les entreprises du secteur privé, principale source de recettes pour la Sécurité sociale, a encore diminué, mais "légèrement", au troisième trimestre (-0,2%), a annoncé jeudi l'Agence centrale des organismes de Sécu (Acoss). Sur un an, la baisse du 3ème trimestre est de -1,9%. La baisse d'un point de pourcentage de la masse salariale équivaut à deux milliards d'euros de recettes perdues par la Sécu. La contraction de la masse salariale cette année est inédite depuis la création de la Sécurité sociale à la Libération." - En un an, près de 4 milliards en moins dans les caisses de la Sécu : aucun intérêt, alors que les Français tremblent pour Johnny ?!
  • "POURSUITE DES DESTRUCTIONS D'EMPLOIS. La France a continué au troisième trimestre à détruire des emplois salariés à un rythme de -80.700, (...) selon l'Insee (...)." - Ne gâchons pas les fêtes de fin d'année !
  • "CHEREQUE (CFDT) NE VIENDRA PAS AU CONGRES DE LA CGT. Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque ne viendra pas jeudi au congrès de la CGT à Nantes, où il avait été invité, son homologue CGT Bernard Thibault lui ayant déconseillé de faire le déplacement par crainte d'un incident. "Bernard Thibault a téléphoné à François Chérèque pour lui dire de ne pas venir. Vu l'ambiance dans la salle, un mauvais accueil aurait mis Bernard Thibault en difficulté", a déclaré un membre du Comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT). (...) La CFDT a notamment été critiquée pour avoir accepté la réforme de 2003 portant à 40 ans la durée de cotisation des fonctionnaires pour la retraite." - Mais voyons, ça n'intéresse personne !
  • "NOUVELLES PLAINTES CONTRE LE FICHIER "BASE ELEVES". Plus de 670 parents d'élèves ont déposé mercredi à travers toute la France des plaintes contre X visant le fichier des écoles primaires "Base élèves", qui porte selon eux atteinte aux libertés, a annoncé le Collectif national de résistance à cette base de données. Depuis le mois de mars, un total de 1.720 plaintes ont ainsi été déposées (...). Le collectif a de nouveau dénoncé le fait que "l'administration continue à imposer le fichier, sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les enseignants".

Menaces sur l'information

 

Ici les titres de l'info, là des nouvelles auxquelles vous avez échappé : l'exemple montre à quel point les règles traditionnelles de hiérarchisation de l'info (commençant par le plus important et mettant en relief les informations pour permettre de mieux comprendre ce qui se passe dans le monde) ont été chamboulées.

  

L'exemple montre aussi qu'en dépit de cette dérive vers "l'infotainment", l'Agence France-Presse continue de remplir son rôle de fournisseur de l'information, conformément à la mission d'intérêt général qui lui est confiée par son statut de 1957 et qui consiste à "rechercher, tant en France (...) qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective" et de "donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance".

  

Mais cette mission d'intérêt général est gravement menacée. SUD, comme l'ensemble des syndicats, n'a cessé de souligner le danger d'une prise de contrôle politique sur l'AFP que constitue le projet de modification du statut ; nous avons également dénoncé les préconisations du Contrat d'objectifs et de moyens 2009-2013 qui vont dans le sens d'une marchandisation de l'info AFP, où le choix des sujets, des contenus et des volumes n'est plus uniquement fait selon des critères rédactionnels.

  

Dans la vie quotidienne de l'AFP cela se traduit souvent par la devise "moins d'institutionnel" et par le traitement "léger" et superficiel de l'info même sérieuse, avec un argument choc : "ce sont les clients qui le demandent" !

  

Ce qu'on ne veut pas avouer est que ce sont surtout les publicitaires qui le demandent : le bon peuple n'a guère son mot à dire. Ces publicitaires qui deviennent de plus en plus puissants et de plus en plus exigeants face à la quasi-gratuité de l'information et à la complaisance des grands groupes médiatiques qui appartiennent trop souvent aux mêmes entreprises qui vendent les produits dont on fait la publicité dans leurs pages et sur leurs écrans.

  

Phénomène marginal ? Non, tendance lourde ! Ce constat n'est malheureusement pas démenti par le "Point de vue" de Philippe Massonnet et Juliette Hollier-Larousse, directeur et directrice adjointe de l'information à l'AFP, publié dans Le Monde daté du 29 décembre 2009. Texte creux et rédigé dans un langage marketing : "Doyenne des agences mondiales, l'AFP reste un repère, un phare dans un océan de nouvelles plus ou moins fiables, de rumeurs, d'assertions biaisées, publiées et republiées chaque jour sur tous les supports."

  

Au lieu de défendre la spécificité de l'Agence France-Presse (mission d'intérêt général et indépendance structurelle vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, définies dans son statut), ils se font les avocats d'un "statut nouveau" et gomment ce qui différencie l'AFP des agences purement commerciales : "Si les agences n'existaient plus, les internautes auraient certes appris la mort de Michael Jackson par un site web spécialisé dans l'actualité people. Mais qui aurait estampillé l'information pour lui donner toute sa crédibilité ?" L'argument laisse craindre de nouveaux glissements rédactionnels !

  

Pour défendre son rang mondial, l'AFP ne doit ni copier le modèle économique de ses clients, ni les dérives rédactionnelles de l'info-divertissement. N'en déplaise au PDG et aux responsables hiérarchiques qui veulent nous détourner du coeur du métier.

  

Paris, le 12 janvier 2010
SUD-AFP (membre de l'Union syndicale SUD Culture & Médias Solidaires)

- Report du référendum sur le statut

Par SUD-AFP :: 08/01/2010 à 17:45 :: Defense du statut

Report du référendum sur le statut

 

 

Note-syndicats-SNJ /CFDT/FO/SUD/CFE-CGC

PARIS, 08/01/2010 - 1604 - ATTENTION TOUS - MERCI AFFICHER

LES SYNDICATS SNJ/CFDT/FO/SUD/CFE-CGC TOUTES CATEGORIES DE L'AFP DECIDENT LE REPORT DU REFERENDUM DANS L'ATTENTE DU RAPPORT DU COMITE D'EXPERTS

Le 2 décembre, l'intersyndicale a annoncé l'organisation en janvier d'un referendum-consultation du personnel sur le projet de réforme du statut de l'AFP préparé par Pierre Louette et qui prévoit notamment la transformation de notre agence en "société nationale à capitaux publics", sous la forme juridique d'une société anonyme par actions.

Depuis, le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand a annoncé la création d'un groupe d'experts pour étudier l'avenir de l'AFP et l'a chargé de rendre un rapport d'ici fin avril.

La création de cette structure signifie d'abord une temporisation de la part du gouvernement. Cette décision est intervenue alors que s'affirme l'opposition grandissante du personnel de l'agence au projet de Pierre Louette. Une opposition évaluée de manière réaliste par le PDG lui-même: il a reconnu le 2 décembre à l'Assemblée nationale que, si son projet était soumis à une consultation du personnel, il "anticipait (...) une désapprobation extrêmement majoritaire".

Les syndicats SNJ/CFDT/FO/SUD/CFE-CGC prennent acte de la création du groupe d'experts sans préjuger des recommandations qu'il émettra et en réaffirmant leur attachement aux garanties d'indépendance structurelle que comporte le statut de 1957.

Les syndicats décident de reporter la tenue du referendum -initialement prévu de 12 au 26 janvier- dans l'attente de ses conclusions, tout en se réservant la possibilité de l'organiser à tout moment.

Ils rappellent que le comité d'organisation intersyndical du referendum avait demandé au PDG l'autorisation de s'appuyer sur l'infrastructure technique de l'agence afin d'organiser un vote électronique en interne. Le PDG a refusé d'accéder à cette demande.

Ils font observer que la décision de l'intersyndicale d'organiser un referendum était intervenue au moment où Pierre Louette faisait la tournée des services rédactionnels du siège, laissant craindre le dépôt imminent d'un projet au Parlement. Ils demandent au gouvernement, au groupe d'experts et au PDG à être informés préalablement sur tout "projet de projet" de loi, si le gouvernement maintient sa décision de modifier le statut de l'agence. Cela permettra que soit posée au personnel la question la plus simple qui soit : "Etes-vous pour ou contre ce projet ?"

Les syndicats de l'Agence appellent le personnel à rester mobilisé et à résister à "toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme que ce soit" (extrait de la pétition
SOS-AFP.ORG ).

Les syndicats SNJ/CFDT/FO/SUD/CFE-CGC toutes catégories

 

 Version pdf de ce texte (en français et en anglais) :  cliquez ici

Voir aussi le communiqué SUD précédemment diffusé


- Sommaire 2 janvier 2010

Par SUD-AFP :: 02/01/2010 à 18:27 :: Sommaires

- Présentation SUD-AFP

Par SUD-AFP :: 21/12/2009 à 18:26 :: Tout sur SUD-AFP

 

Présentation SUD-AFP

Membre de l’Intersyndicale de l’AFP, le syndicat SUD-AFP soutient activement la pétition "SOS-AFP" et le mouvement contre le Plan Louette de révision du statut.

 

Créé en 2003 en tant que syndicat intercatégoriel s’adressant à l’ensemble des salariés de l’Agence, SUD-AFP est membre de l’Union syndicale SUD Culture & Médias Solidaires.

 

Lors des élections professionnelles 2009, malgré une belle progression, SUD-AFP a perdu sa « représentativité », en raison des nouvelles règles fixées par la loi du 20 août 2008. Par rapport à 2007, SUD a progressé de 1,2 point de pourcentage, passant de 8,5% à 9,7% sur l’ensemble de l’entreprise (titulaires CE). Nous avons raté la « représentativité » à trois voix près.

 

Total AFP

2007

2009

 

 

%

%

 

FO

13,5

17,8

+4,3

CFDT

16,5

18,1

+1,6

SUD

8,5

9,7

+1,2

CFE-CGC

2,5

3,1

+0,6

CFTC

0,9

0,9

-

SNJ

15,4

15,3

-0,1

SAJ-Unsa

1,2

 -

-1,2

CGT

41,5

35,1

-5,9



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même problème dans le collège journalistes. La loi prévoit une représentativité spécifique dans les entreprises ayant un collège distinct pour cette profession. Les syndicats ayant 10% parmi les journalistes (titulaires CE) sont représentatifs. SUD a progressé de 2,7 points de pourcentage, passant de 6,3 à 9%. Il manquait six voix pour passer le seuil de 10%.

 

Journalistes

2007

%

2009

%

2007

-2009 

CFDT

21,6

24,5

+2,9

SUD

6,3

9

+2,7

FO

16,3

17,3

+1,0

SNJ

27,6

26,9

-0,7

SAJ-Unsa

2,2

-

-2,2

CGT

26

22,3

-3,7

 

Par ailleurs, SUD a perdu ses élus (dans le collège Employés de presse) à une voix près pour les titulaires, à neuf voix près pour les suppléants.

 

La perte des élus a été compensée en septembre 2009 par l’adhésion à SUD-AFP d’un élu au Comité d’entreprise (ex-tête de liste SNJ-CGT).

 

Contact : sudafp@orange.fr

 

Adresse postale :
Syndicat SUD-AFP
Agence France-Presse
13, place de la Bourse
75002 Paris

 

Ce site est l'expression publique de SUD-AFP. Pour nous adresser aux salariés de l’AFP, nous utilisons également les moyens internes à l’entreprise, notamment l’Intranet, où nous disposons d’un site spécifique bien fourni.

- Le PDG frappé lui aussi par la précarité ! (SUD-Infos fin 2009)

Par SUD-AFP :: 21/12/2009 à 17:35 :: Defense du statut

SUD-Infos spécial fin 2009

   Version pdf avec image Intranet AFP

 

« Groupe d'experts » :

Pierre Louette frappé lui aussi

par la précarité !

 

La nomination par Frédéric Mitterrand d'un groupe de cinq sages pour étudier la réforme de notre statut semble sonner le glas du fameux «Plan Louette», du moins dans la forme proposée par notre bouillant PDG. Nul doute que cette évolution soit en grande partie le fruit du combat mené par les syndicats et le personnel depuis plus d'un an, et qui s'est traduit par plusieurs mouvements de grève et une pétition internationale qui a recueilli plus de 20 000 signatures, dont celles de nombreuses personnalités politiques.

Mais si M. Louette est désavoué en tant que dirigeant, la menace contre notre agence est très loin d'être levée. Malgré l'image comique projetée involontairement par l' Intranet de l'AFP à la mi-décembre, le "groupe d'experts" que vient de mettre en place le ministre Frédéric Mitterrand est loin d'être composé d'un vieil homme accompagné de souris. D'ailleurs son président, Henri Pigeat, est même en quelque sorte un père spirituel de M. Louette, ressorti d'un passé pas si lointain. En tant que PDG de l'AFP de 1979 à 1986, M. Pigeat a en fait mis en place bon nombre des mécanismes que M. Louette et le gouvernement cherchent aujourd'hui à pousser plus loin : marchandisation de l'info (diversification des "produits"), délocalisation, réduction du personnel "statut de siège", régionalisation à outrance. On rappelle très souvent que M. Pigeat, qui tout comme M. Louette avait un profil de haut fonctionnaire et de technocrate, a été chassé en décembre 1986 après la grève la plus longue de l'histoire de l'AFP (huit jours). Ce qu'on rappelle moins souvent c'est qu'il a laissé un trou budgétaire de 150 millions de francs et que malgré son éviction, le "Plan Pigeat" a été très largement appliqué !

Plus de 20 ans plus tard, nous constatons toujours ses conséquences néfastes. La balkanisation du personnel qu'a provoquée la régionalisation initiée par M. Pigeat peut se lire, au sens figuré comme au propre, dans le licenciement brutal et illégitime de deux journalistes à Sarajevo (1) le mois dernier. Sans oublier le formidable développement de la précarité y compris parmi les salariés "de droit français", dont les statuts et les conditions de travail se dégradent face à un travail de sape qui tend à imposer un nouveau statut de l'agence. Cela se fait autant par petites touches que par une réforme législative en bonne et due forme.

Nouveaux produits bling-bling

Cette stratégie furtive a été illustrée à merveille lors de la dernière réunion du Comité d'entreprise, le 17 décembre. Dès le début, le PDG a cherché à nouveau à limiter l'expression des élus, en annonçant que pour cause d'ordre du jour chargé, il fallait éviter les "grandes déclarations". L'ordre du jour était en effet chargé - mais sur bon nombre de points la direction n'avait même pas pris la peine de fournir à vos représentants, en temps et en heure, les documents nécessaires à une appréciation des enjeux !

Parmi les points ainsi bâclés lors de la réunion du 17 décembre :

          Une information de la direction concernant la création d'une filiale "AFP Services" en partenariat avec "Relaxnews" - une nouvelle transformation de nos activités "Corporate" qui comprendra la fourniture de contenus quasi-publicitaires à la demande et la fabrication d'une nouvelle version des "pages froides," cette fois-ci pour les sites web. Encore une alliance contre nature, encore des glissements déontologiques en perspective, sans oublier les contraintes nouvelles qui pèseront sur les salariés appelés à "piger" pour cette filiale en plus de leur travail de tous les jours.

          Une réforme fondamentale du service de Documentation générale, qui tendra à le transformer en simple agrégateur de contenus rattaché au Desk multimédia, sans aucune garantie quant à la pérennité de ses missions de base. Lorsqu'on sait que la Rédaction en chef, apparemment fascinée par les seuls sites web, s'applique depuis plusieurs années à réduire au strict minimum la production de chronologies et de rétrospectives de fin d'année - sauf bien entendu pour les infos "insolites" et "people" - on mesure à quel point l'avenir "documentaire" de l'AFP est menacé.

          L'information du CE concernant les nombreux nouveaux produits et services créés par cette direction, dans la plus grande opacité et souvent, comme par hasard, en dehors de notre coeur de métier. Pour cause d'"ordre du jour chargé" l'examen par le Comité de cette nébuleuse a été remis à plus tard pour la deuxième fois. Espérons qu'en janvier on pourra enfin apprendre combien a coûté l'aventure "Newzwag" (qui bouge encore, grâce au lancement prochain d'un "quizz" sur les sports et de nouveaux produits techniques pour les téléphones mobiles), sans oublier les bilans des autres Relaxnews, Citizenside, Peace and Sport et Mediawatch !

 

Le référendum bloqué

Autre initiative hasardeuse de notre PDG : le blocage du référendum sur le projet de nouveau statut. Les syndicats ayant décidé majoritairement de procéder à ce vote par voie électronique avec un système d'identification qui reposerait sur l'accès de chacun par son compte "AFP", Pierre Louette a annoncé qu'il nous refusait l'accès nécessaire au réseau informatique de l'agence. Décision qui ne fait que confirmer à quel point la direction doit redouter le résultat d'un tel vote : les parlementaires, y compris de la majorité, n'ont-ils pas déjà affirmé qu'aucune réforme ne devait se faire contre la volonté des salariés ?(2)

Pour SUD, cette décision ne fait que confirmer la nécessité d'organiser ce référendum de façon totalement indépendante et sous forme d'un vote papier, procédure beaucoup moins sujette à des risques de fraude que le vote électronique, fut-il organisé par les meilleurs informaticiens du monde. Quant à l'objection selon laquelle un tel vote prendrait trop de temps, il nous semble que dès lors que Frédéric Mitterrand a annoncé qu'il souhaitait recevoir le rapport de son fameux groupe d'experts en avril, nous disposons justement d'un peu de temps.

20 millions : la dotation transformée en prêt

Comme il l'avait déjà annoncé devant le Conseil d'administration, qui s'est tenu la veille du CE, le PDG a confirmé que l'Etat insiste dorénavant pour que les 20 millions d'euros prévus dans le cadre du COM pour le 4XML soient accordés sous la forme d'un prêt remboursable, et non pas en tant que dotation. Le 4XML qui est justement, selon nous, un des seuls projets de l'actuelle direction qui tienne la route. A condition bien entendu qu'il soit mené dans la transparence et dans un esprit de développement cohérent, sans être mis en cause par toujours plus de gadgets élaborés par des filiales détachées de la maison mère.

Comme vos représentants l'ont à nouveau expliqué à Pierre Louette lors du dernier CE, rien n'empêcherait le gouvernement de passer un contrat avec l'AFP pour des "missions d'intérêt général", y compris pour les 20 millions d'euros prévus comme sa contribution au programme 4XML, et cela sans toucher à notre statut. Mais notre PDG, qui se positionne davantage comme un représentant direct de l'Etat au Conseil d'administration que comme un défenseur de notre indépendance, ne veut pas en entendre parler. En signant le COM il a déjà accepté que la réforme du statut soit de fait une condition pour l'octroi des 20 millions ; aujourd'hui on apprend que faute de la fameuse réforme, l'Etat "ne peut pas" nous les fournir autrement que sous la forme d'un prêt !

Lorsqu'on voit les sommes allouées aux banques, les milliards dont seront "dotées" prochainement les fondations qui doivent financer quelques universités, lorsqu'on constate que l'Elysée aura dépensé cette année pas moins de 7,5 millions d'euros de notre argent pour sa seule communication (3), et que certains des contrats mirifiques de sondages accordés en 2008 l'étaient sans appels d'offres (4), on a du mal à croire que seule la grande méchante Commission européenne empêche l'Etat français de jouer son rôle par rapport à la troisième agence de presse mondiale !

Au fait, l'annonce sarkozienne de ses projets pour l'université ne devrait-elle pas faire réfléchir les promoteurs syndicaux de la "fondation-qui-remplacera-la-société-par-actions". Veut-on réellement voir une AFP financée, comme les nouvelles hyper-facs annoncées par l'hyper-président, par une fondation assise sur des investissements boursiers ?

Déménagement-démantèlement

Un autre aspect de la réforme "furtive" que tente de nous imposer Pierre Louette va revenir devant le Comité hygiène et sécurité (CHSCT) dès le mois prochain. Solution de compromis proposée par une magistrate suite à l'action en justice intentée par la direction : une "information" sur le déménagement rue Vivienne sera à l'ordre du jour de la réunion du 6 janvier 2010.

En signant le bail de ces locaux, la direction a tenté de faire passer en force sa réforme multimédia, alors qu’elle pourrait fort bien les utiliser pour héberger les salariés du Palais Brongniart et de la rue de la Bourse. Au lieu de cela, elle continue à soutenir qu'il faut absolument y déménager une partie de la rédaction, coupant ainsi en deux le coeur de l'agence.

Seule une opposition résolue du personnel pourra empêcher une telle issue. Rien n'empêche d'aménager les espaces de notre siège historique pour le multimédia !  

Enterrement du plan de départs, version a minima du "plan seniors"

Les élus du CE ont également constaté le retrait du plan de départs anticipés, victime collatérale du désir de notre direction de réduire le personnel tout en chargeant la barque avec toujours plus de projets, toujours plus de produits souvent mal conçus et menés avec des bouts de ficelle.

Si SUD comprend le désir de certains salariés de pouvoir quitter l'entreprise dans des conditions décentes avant l'âge légal de la retraite, nous ne pouvons pas cautionner des dispositifs qui visent à comprimer la masse salariale et à rendre les conditions plus dures pour les nouveaux arrivants et ceux qui restent. D'autant que la direction avait clairement laissé entendre qu'elle envisageait d'augmenter le nombre de postes de statuts locaux pour remplacer les postes “statut siege” ainsi perdus. Sans oublier les postes divers et variés dans les nouvelles filiales comme "AFP Services/Relaxnews", qui échapperont de fait à la supervision de vos représentants syndicaux.

Enfin, en l'absence d'un accord syndical sur le "plan seniors", la direction mettra en oeuvre, comme la loi l'y oblige, un plan a minima qui comportera des mesures modestes, notamment dans le domaine de la retraite progressive pour les plus de 60 ans. Mais qui ne prévoit aucune amélioration des plans de carrière (celui des journalistes aurait besoin d'être prolongé).

Et toujours, la précarité

Pendant ce temps -  et malgré la récente mobilisation du personnel -, la direction continue d'affirmer que « l’AFP ne peut pas titulariser tous les précaires ». Face à ce dogme, les principaux arguments SUD :

1.         L’AFP a fait appel aux précaires : beaucoup d’entre eux y travaillent depuis de nombreuses années. Leur non-titularisation tient à des raisons idéologiques : M. Louette doit pouvoir dire à Bercy qu’il n’a pas fait exploser le nombre de salariés CDI statut siège. Pour beaucoup de précaires, leur embauche ne coûterait rien ou peu à l’AFP car ils travaillent déjà de façon régulière sur des postes vacants ou transformés en postes de pigistes permanents (banlieue, province).

2.         La raison d’être des syndicats consiste à défendre les droits moraux et sociaux des salariés, de TOUS les salariés. Les précaires auxquels l’AFP a régulièrement fait appel attendent légitimement leur titularisation. Et la précarité est une menace sur l'indépendance de la rédaction, car elle vise à produire des salariés fragilisés et dociles.

3.         Malgré la crise économique et les rabais accordés aux médias français, l’Agence est bénéficiaire depuis 2006 : de 3 millions d’euros en 2006, 5 millions en 2007, 3 millions en 2008, selon les chiffres communiqués par le PDG devant les députés.(5) Lors du CE du 19 novembre, M. Louette a même révélé qu’en 2008, l’AFP aurait dégagé un résultat net de 6,5 millions si elle n’avait pas fait une provision de 5 millions pour le plan de départs. Et il a lourdement insisté pour qu’on dépense en 2009 ces 5 millions, car sinon, on finira l’année avec un bénéfice de 6 millions, ce qui serait « difficile à expliquer aux clients qui viennent nous demander des rabais. ». Mais, ajoutons-nous, c’est aussi difficile à défendre face à des salariés qui ne demandent qu’à sortir de la précarité !

En l'absence d'une nouvelle mobilisation intersyndicale, SUD-AFP a remis à l’Inspecteur du Travail un dossier détaillé sur la précarité, mettant le doigt sur les nombreuses situations de non-respect du droit. Personne n’a envie de commencer sa carrière par une procédure devant les tribunaux. Mais si c’est ça ou le chômage !? Nous sommes prêts à accompagner les salariés qui défendent leurs droits, que ce soit dans le dialogue social, la lutte collective ou l’action en justice.

Lutter, s’organiser, résister !

Autre annonce faite lors du dernier conseil d'administration : nos salaires, gelés depuis le 1er mars 2009, ne bougeront pas en 2010, alors que nos charges sociales augmentent de nouveau au 1er janvier 2010.

Plus généralement, l’agence est entrée dans une nouvelle ère : finie l’époque où les salariés pouvaient se dire qu’il n’arriverait « rien de grave car l’Etat assurera » ! Toute la politique actuelle du gouvernement et de Pierre Louette vise à imposer des choix qui ont été faits sans nous et contre nous.

L’heure n’est pas à l’accompagnement de ces mesures antisociales, elle est à la résistance.

Sur le statut, SUD a été en 2009 l’un des moteurs de l’Intersyndicale : nous avons activement contribué au succès de la pétition www.sos-afp.org, insisté sur la nécessité de demander ensemble l’abandon du projet de révision du statut et avons été le premier syndicat à militer en faveur d’un référendum du personnel.

En 2010, il faut faire pareil sur le volet social (emploi, précarité, salaires…) : l’Intersyndicale devra retrouver la voie de l’unité et passer à l’action.

Après les fêtes, rejoignez-nous, pour renforcer
le syndicalisme solidaire, unitaire et démocratique !
En 2010, adhérez à SUD !

 

SUD-AFP (SUD Culture Solidaires), 21 décembre 2009



(2). Cf http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/cr-cedu/09-10/c0910018.pdf, page 21, intervention du député UMP Michel Herbillon.

(3). Cf "Le Parisien" du 14 décembre 2009

(4). Selon un rapport de la Cour des Comptes.

- Référendum sur le changement de statut (Intersyndicale)

Par SUD-AFP :: 02/12/2009 à 15:00 :: Defense du statut

Référendum du personnel

 

sur le projet

 

de changement du statut

 

 

 

Note-communiqué-intersyndicale
ATTENTION TOUS - MERCI AFFICHER - COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE TOUTES CATEGORIES

PARIS, 02/12/2009 - 1315 - L'intersyndicale toutes catégories a décidé mercredi d'organiser un référendum-consultation du personnel sur le projet de réforme du statut de l'AFP défendu par son Pdg Pierre Louette.

Ce référendum se tiendra du 12 au 26 janvier 2010 inclus, sous la forme d'un vote électronique.

Pourront y participer tous les salariés de statut siège inscrits sur les listes actualisées des élections professionnelles. L'intersyndicale déplore, faute de registre des personnels à l'international, de ne pas être en mesure de les faire participer.

Le référendum portera sur la question suivante:

"Approuvez-vous le projet de nouveau statut défendu par le Pdg et comportant la transformation de l'AFP en société par actions ?".

Un comité d'organisation a été mis en place ce jour pour veiller au bon déroulement du scrutin. Il est composé de deux représentants par organisation syndicale (un journaliste, un non-journaliste). L'intersyndicale propose à la SDJ d'y déléguer un observateur.

CFE-CGC - CFDT - CGT - FO - SNJ - SUD

- Sommaire 17 novembre 2009

Par SUD-AFP :: 17/11/2009 à 18:28 :: Sommaires

- Que l'AFP respecte d'abord ses personnels !

Par SUD-AFP :: 17/11/2009 à 18:24 :: Defense du statut

Pour sortir de la crise,

 

que l'AFP respecte d'abord

 

ses personnels !


   Version pdf (français + english)

 

L'AFP est en crise, car son PDG, après avoir défendu le statut, estime désormais qu'il est obsolète. Pourtant, c'est ce statut qui, au cours des 50 dernières années, a préservé l'indépendance de l'Agence face aux tentatives de déstabilisation.

Le mouvement en faveur des précaires et les récentes attaques contre les salariés à statut local (AFP Sarajevo) montrent que ce qui est dépassé, ce n'est pas le statut de l'AFP, mais le "statut social" d'une grande partie de ses salariés.
Depuis 2005, les comptes de l'Agence sont bénéficiaires, mais l'AFP souffre d'un évident déficit social et d'un divorce croissant entre sa direction et ses personnels. Aujourd'hui, seulement une minorité des salariés de l'AFP bénéficie des droits sociaux et démocratiques qui devraient revenir à tous. Cela ne doit plus durer !

La lecture du communiqué de la direction daté du 16 novembre montre que Pierre Louette a de gros soucis : il avoue ne plus rien maîtriser et ce ne sont pas ses chantages (départs, situation financière et déménagement) qui nous convainquent du contraire.

Pour rétablir la confiance,

- Le gouvernement et le PDG doivent renoncer au projet de réforme de statut qui fait la quasi-unanimité du personnel contre lui.

- Il faut que les pouvoirs publics assument leur responsabilité, non pas en étatisant l'Agence, ce qui la priverait de son indépendance, mais en lui donnant les moyens de se développer.

- Il faut en finir avec la pensée unique et ouvrir un vrai débat sur les perspectives de l'Agence.

- Il faut envisager des mesures renforçant l'indépendance de l'Agence, au lieu de l'affaiblir.

- Il faut renoncer aux partenariats mercantiles humiliants (type Relaxnews) qui menacent la crédibilité de l'Agence.

- Il faut résorber les problèmes de précarité et d'exclusion, en France et mondialement, en sortant immédiatement des situations de non-respect de la loi et en donnant à l'ensemble des salariés les mêmes droits, par un nivellement par le haut.

- Et il faut rassurer les personnels - journalistes, administratifs, techniciens - quant aux craintes de démantèlement, en donnant des garanties contre les externalisations et en modernisant le siège historique de l'Agence, Place de la Bourse, qui symbolise l'unité du personnel.

C'est la voie que SUD propose à l'Intersyndicale et à l'ensemble du personnel.

L'Intersyndicale devra être à la hauteur des enjeux, en avançant de façon démocratique vers l'organisation d'un référendum du personnel sur le projet de révision du statut et en exigeant des solutions non pas pour une petite minorité des précaires, mais un calendrier précis et à brève échéance sur la résorption totale des situations de précarité. A commencer par la régularisation immédiate et sans conditions de toutes les situations de non respect de la loi.

Solidaires, Unitaires, Démocratiques (SUD), le mardi 17 Nov 2009

- AFP Sarajevo : précarité extrême !

Par SUD-AFP :: 12/11/2009 à 17:23 :: Precaires

AFP Sarajevo : précarité extrême !

 

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Note-syndicats-SNJCGT-FO-SUD
 

AFP Sarajevo : précarité extrême !

PARIS, 12/11/2009 - 1641 - AFP Sarajevo : précarité extrême !

 

  Alors que la direction continue à louvoyer sur la question des contrats précaires de droit français - CDD abusifs à répétition, emploi de pigistes à des postes permanents etc. - elle cherche à virer de manière particulièrement brutale des journalistes à statut local qui ont travaillé depuis des années pour l'AFP dans les Balkans.

 

  Vendredi dernier, les deux journalistes anglophones qui assurent depuis fort longtemps notre présence à Sarajevo - l'une depuis huit ans et l'autre depuis pas moins de 14 - se sont vu signifier que leurs contrats allaient être résiliés, avec la fermeture pure et simple de leur bureau.

 

  Cerise sur le gâteau, la direction a cherché à leur imposer des "conditions" qui seraient tout simplement illégales en droit français et dans bon nombre d'autres pays européens. On leur a également signifié que ces conditions ne seraient plus proposées si elles ne donnaient pas leur accord écrit dans un délai très bref.

 

  Parmi les conditions que la direction veut leur imposer :

  - une misère en guise d'indemnité de licenciement : un tiers de mois par année de présence, au lieu du mois plein qui leur serait dû au titre de la législation française pour ce qui concerne les journalistes ;

  - l'obligation de signer une lettre dans laquelle elles renoncent à tout droit de recours ultérieur contre l'AFP. Une première mouture de cette lettre, qui invoquait la notion de rupture à l'amiable ("consensual termination") a été retirée ;

  - la fermeture immédiate de leur bureau, la direction ne faisant plus appel à elles pendant un préavis de trois mois.

 

  En France certaines de ces conditions seraient bien entendu illégales : en particulier la notion scandaleuse de "rupture à l'amiable" ("Consensual termination") initialement invoquée pour désigner ces licenciements. Elle serait au minimum soumise à l'approbation de l'inspecteur de travail.

 

  Inutile de dire que nos deux collègues, qui ont fidèlement servi l'AFP depuis des années dans des conditions difficiles, ont des obligations familiales et peu de chances de retrouver du travail à brève échéance vu la conjoncture actuelle en Bosnie-Herzégovine.

 

  La direction de l'AFP n'a à aucun moment proposé de leur trouver un autre poste.

 

  Qui plus est, la formulation employée pour annoncer la fermeture du bureau laisse entendre que celui-ci pourrait être rouvert à brève échéance avec d'autres salariés. Ce qui pose des questions inquiétantes quant au statut exact du bureau actuel.

 

  Les syndicats SNJ-CGT, FO et SUD-AFP exigent que la direction lève cette mesure injuste et arbitraire contre nos deux collègues.

 

  Nous exigeons par ailleurs que toute mesure de ce type prise contre des salariés de statut local soit au minimum conforme aux principes du droit applicable en France.

 

  Le recours de plus en plus fréquent à des contrats de statut local, y compris pour des salariés qui ont auparavant été employés sous des statuts précaires de droit français, constitue une menace non seulement pour les intérêts des personnels concernés, mais pour tous les salariés de l'AFP dans le monde.

 

    Syndicats SNJ-CGT, FO et SUD-AFP, Paris le jeudi 12 novembre 2009

- Le PDG fait sa com', préparons le référendum !

Par SUD-AFP :: 09/11/2009 à 22:08 :: Defense du statut

Le PDG fait sa com’,

préparons le référendum

 

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Après avoir bénéficié d’une rafale de publi-reportages écrits par des journalistes amis, Pierre Louette s’invite dans différents services du siège pour promouvoir le projet de réforme du statut. Projet qui, décidément, est loin de faire l’unanimité et qui visiblement échappe de plus en plus au PDG.

 

 

La voix de son maître

 

Rappel historique :

·     2006. Interrogé par le blogueur Loïc Le Meur, le PDG rend un vibrant hommage au statut de 1957 : « Ce qui est bien, c'est que personne ne peut dire qu'il est propriétaire de l'agence. L'agence n'a pas de capital. Elle n'est véritablement aux mains de quiconque. C'est une garantie supplémentaire d'indépendance. C'est inscrit dans la loi fondamentale de l'agence. Cela nous donne cette capacité à être indépendant, à parler de ce dont on veut parler, tout le temps. » (1)

·     Décembre 2007. M. Louette annonce, dans une interview à la radio BFM, son souhait de « préparer une évolution du statut » d'ici à cinq ans « pour permettre à l'agence d'asseoir complètement son développement, peut-être avec un actionnaire très solide à déterminer, peut-être dans un contexte européen. » (2) Quel événement a bien pu motiver ce revirement ? La révolution multimédia ? Internet ? La crise du modèle économique des médias de masse ? Aucun de ces éléments n’est intervenu entre 2006 et 2007. Hypothèse : et si la volte-face du PDG était due… au changement d’hôte de l’Elysée, en mai 2007 ?

·     Fin 2008. Hypothèse confirmée ! La lettre de mission, envoyée à M. Louette par trois ministres (Christine Lagarde, Christine Albanel, Eric Woerth) consacre la tutelle du pouvoir politique sur l’actuel PDG de l’AFP : « (…) nous souhaiterions que vous puissiez nous faire des propositions en vue d’une modernisation du statut et de la gouvernance de l’Agence. (…) Vos propositions devront (sic !) être remises le 31 mars 2009 au plus tard.» (3) Au lieu de dénoncer cette mainmise sans précédent du pouvoir politique sur l’AFP, M. Louette s’exécute en signant le Contrat d’objectifs et de moyens 2009-2013, qui précise le projet de révision du statut. Et, en brave exécutant, il remplit sa « mission » (4) en remettant ses conclusions à ses donneurs d’ordre fin mars 2009. (5)

 

La machine s’emballe

 

 

2009. Sur fond de crise financière et économique mondiale, les projets de privatisation n’ont plus le vent en poupe. Pour La Poste comme pour l’AFP, le pouvoir politique invente une nouvelle stratégie : faire sauter les verrous contre la privatisation en passant par une étape intermédiaire, la transformation en société anonyme à capitaux publics. Quand M. Louette précise cette perspective pour l’AFP, les syndicats dénoncent un projet d’étatisation et de transformation en agence gouvernementale. « Faux ! », répond le PDG, invoquant les « garanties » prévues : maintien de l’article 2 du statut , charte rédactionnelle, transformation du Conseil supérieur en Fondation à pouvoirs renforcés, définition de missions d’intérêt général…

 

Et puis, patatras ! En l’espace de deux semaines, les belles assurances du PDG font pschitt :

 

·     2 septembre 2009. M. Louette publie une réaction à un article du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung qui affirmait que la révision du statut était un projet de « transformation en agence d'Etat ». Le PDG dément cette affirmation avec l'argument suivant : « Dans le conseil d'administration, les clients médias auront, comme aujourd'hui, la grande majorité. » (6)

·     17 septembre 2009. Le PDG dit exactement le contraire, lors de la réunion du Comité d’entreprise qui se déroule pendant un arrêt de travail du personnel (7) : il s’agit désormais de couper le lien structurel historique entre l’agence et les groupes de presse français qui ne seraient plus directement représentés au Conseil d’administration. L’AFP aura désormais un propriétaire, et ce propriétaire, c’est l’Etat (via la Caisse des dépôts ou l’Agence des participations de l’Etat). Sur neuf administrateurs, il en désignerait trois directement et en choisirait trois autres parmi des personnalités proposées par la Fondation. (8)

 

Passage en force ?

 

 

M. Louette n’est plus maître du contenu de ce projet, ni de son calendrier. De plus, s’il avait pu penser début 2009 qu’il bénéficiait de l’appui d’une majorité de la rédaction, séduite par le discours moderniste, les derniers mois ont montré le contraire : succès de la pétition intersyndicale SOS-AFP (www.sos-afp.org), en interne et à l’extérieur (plus de 20.000 signatures) ; mobilisation du personnel autour des syndicats unis qui réclament « le retrait » du projet (9); la Société des journalistes (SdJ) se faisant l’écho de l’« inquiétude sur les conséquences d'une "étatisation" » (10) …

 

Seul le ministre Frédéric Mitterrand peut croire – ou feindre de croire – qu’il existe « un certain nombre de convergences entre la direction et les partenaires sociaux » sur la question du statut. (11)

 

Quant au mouvement contre la précarité, qui couvait depuis des mois avant d’éclater de façon spectaculaire et spontanée en octobre 2009, il aura montré à tous que sous la direction actuelle, l’AFP moderne avance… en développant la précarité. Y compris dans les services phares de sa modernisation, qui ne fonctionnent que grâce à l’apport essentiel de journalistes précaires : pigistes et CDD pour la vidéo, CDD et salariés à statut local pour le multimédia. (12) 

 

Lors de sa tournée promotionnelle dans les services rédactionnels, Pierre Louette réaffirmera sans doute que la réforme du statut permettrait à l’AFP de disposer de moyens nouveaux pour se développer et pour embaucher des jeunes. Mais il ne pourra pas faire oublier que ces promesses sont en contradiction flagrante avec les pratiques qu’il a lui-même laissées s’installer et avec les choix stratégiques qu’il a faits, sans s’opposer à sa tutelle :

·     Le Contrat d’objectifs et de moyens 2009-2013 envisage non pas des créations d’emplois, mais des suppressions, y compris dans la rédaction. (13)

·     Le PDG veut « faire passer la part des recettes provenant de l’Etat (aujourd’hui de l’ordre de 40%) à 30% en 2013 », en s’appuyant sur la « croissance externe », la diversification via des activités « satellites », la création de nouvelles filiales, l’acquisition de sociétés de contenus et/ou de sociétés technologiques. Donc, en créant encore davantage d’emplois précaires pour des salariés sans droits. (14)

 

M. Louette ne pourra pas non plus faire oublier ses propres échecs en matière de produits « hi-tech » censés fournir à l’avenir un nouveau modèle économique à l’AFP. Comme par exemple la filiale Newzwag et son jeu « Deadline », retiré discrètement en juin dernier du site Facebook pour cause d’échec cuisant. Coût initial de ce projet : au moins 500.000 euros. (15)

 

Pour un référendum !

 

 

Après avoir fait la sourde oreille aux arguments des représentants du personnel, le PDG cherche à les contourner en s’adressant directement aux journalistes de différents services en sa qualité de chef d’entreprise. Ces réunions n’ont rien à voir avec le dialogue social et le débat démocratique entre acteurs intervenant sur un pied d’égalité.

 

Faisons vivre la démocratie à l’intérieur de l’entreprise ! En septembre dernier, la SdJ a réclamé que le projet de révision du statut soit soumis à un référendum, à l’instar de celui organisé en 1956. (16) SUD propose à l’Intersyndicale d’organiser ce référendum au plus vite (avant Noël 2009), en posant la question sans équivoque : « Etes-vous en faveur de la transformation de l’AFP en société anonyme à capitaux publics ? »

Paris, le 10 novembre 2009

SUD-AFP (SUD Culture Solidaires)



(1) Cf. Rue89 : http://www.rue89.com/2009/10/16/afp-chronique-dun-pataques-politique-annonce

(2) http://sudafp.zeblog.com/277091-le-pdg-envisage-une-evolution-du-statut-de-l-39-afp/

(3) Lettre de mission :

http://www.fichier-pdf.fr/2009/12/05/w67wq28/Lettre%20mission%20PDG.pdf

(4) ibidem, page 2

(5) « Faire de l’AFP un des leaders mondiaux de l’information à l’ère numérique »,

http://www.bakchich.info/IMG/pdf/Le_rapport_Louette.pdf

(6) http://www.afp.com/afpcom/de/content/news/zum-artikel-ein-staat

(7) http://sudafp.zeblog.com/418004-appel-a-la-greve-le-17-septembre-cgt-snj-fo-sud-afp/ 

(8) Cf. http://sudafp.zeblog.com/418216-amplifier-l-39-opposition-au-plan-louette/

(9) Cf. http://sudafp.zeblog.com/419937-statut-l-intersyndicale-de-l-afp-demande-le-retrait-du-projet/

(10) Communiqué de la SdJ, 23-09-09, http://sudafp2.zeblog.com/419925-statut-la-sdj-demande-un-referendum/

(11) Cf. http://www.senat.fr/bulletin/20091026/cult.html#toc8

(12) Cf. http://sudafp.zeblog.com/411501-agence-multimedia-quels-droits-pour-les-salaries/

(13) Cf. http://sudafp.zeblog.com/398333-le-nouveau-contrat-d-39-objectifs-et-de-moyens-de-l-39-afp/

(14) « Faire de l’AFP un des leaders mondiaux… », page 16

(15) Cf. communiqué SNJ-CGT sur les projets internet : http://www.snj-cgt-afp.org/spip.php?article66

(16) Cf. « AFP, Une histoire de l’Agence France Presse 1944-1990 » (Robert Laffont), de Jean Huteau et Bernard Ullmann, p. 148. Extraits :

http://www.fichier-pdf.fr/2009/12/05/kqbe6up/Naissance%20Statut%201957.pdf

 

- L'intersyndicale de l'AFP reçue par le président du Sénat

Par SUD-AFP :: 06/11/2009 à 16:27 :: Général

L'intersyndicale de l'AFP

 

reçue par le président du Sénat

 

 

Note-Intersyndicale
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE DE L'AFP - MERCI AFFICHER

PARIS, 06/11/2009 - 1309 -

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a reçu, jeudi pendant une heure, des représentants de l’intersyndicale CGT-CFDT-SNJ-FO-SUD de l’AFP à propos du projet de changement de statut de l’agence, préparé par son PDG Pierre Louette à la demande du gouvernement et qui vise à en faire une société nationale à capitaux publics.

Ayant préalablement rencontré M. Louette, le président du Sénat a souligné qu’il avait tenu à s’entretenir aussi avec les élus du personnel "parce qu’il (lui) semblait utile, dans le clocher, d’entendre tous les sons de cloches". Il s’agit, a-t-il ajouté, de "voir si on peut faire avancer les choses de manière positive dans une écoute mutuelle".

Après avoir entendu tour à tour les représentants de l’intersyndicale, qui ont tous dénoncé les dangers d’une étatisation de l’agence et de sa transformation de fait en société anonyme, M. Larcher a souligné l'importance de l'AFP et affirmé qu'il suivait le dossier de près.

Il a estimé que vu "l’encombrement de l’ordre du jour" parlementaire, le projet de changement de statut de l’AFP ne devrait pas être examiné en début d’année prochaine et il a proposé de "mettre en place des auditions avant le dépôt du texte".

Il a rappelé que la mission Tabarot (ndlr: Michèle Tabarot, présidente de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale, mission demandée par l'intersyndicale toutes catégories confondues) doit démarrer ce mois-ci avec les première auditions, et a précisé qu’il allait "consulter le président de l’Assemblée nationale", Bernard Accoyer, afin que le processus d’auditions menées en parallèle par les membres des deux chambres "ne débouche pas sur des dissonances".

Au Sénat, "On mettrait des gens de tous les groupes politiques et en même temps on se rapprocherait du groupe Tabarot à l’Assemblée nationale", a-t-il dit.

Après ce travail mené en parallèle, mais coordonné, une synthèse devrait être faite et il y aurait a partir de là de nouvelles auditions. Selon M. Larcher, il faudra voir si une éventuelle modernisation du statut de 1957 doit passer par une modification de la loi ou se faire par voie réglementaire.
"L’objectif, a-t-il estimé, est d’avoir une AFP plus forte à l’issue de tout cela".

Pour les représentants du personnel, les propositions du président Larcher vont dans le bon sens et font écho aux voix des nombreuses personnalités et citoyens, de droite comme de gauche, qui ont déjà signé la "pétition pour l'indépendance de l'AFP" (plus de 20.000 signatures à ce jour - www.sos-afp.org).
L'avenir de l'AFP, l'une des trois agences mondiales d'information, avec la britannique Reuters et l'américaine Associated Press, et la seule à apporter une vision non anglo-saxonne de l'information, ne pourra jamais se décider au gré des envies et considérations politiques de tel ou tel gouvernement. Il en va de la crédibilité de l'agence et, plus généralement, de la défense de la démocratie.

L’intersyndicale avait été précédemment reçue par la commission des affaires culturelles du Sénat le 4 février et par le sénateur David Assouline le 19 octobre, ainsi que par plusieurs députés.

Paris, le 6 novembre 2009.

- Précaires : le point de la situation au 26 octobre

Par SUD-AFP :: 26/10/2009 à 15:58 :: Precaires

Communiqué intersyndical

 

Intersyndicale-contrats-précaires
URGENT ¥ COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE - MERCI AFFICHER

PARIS, 26 oct 2009 (AFP) - L'intersyndicale a rencontré ce lundi matin pendant près de deux heures le directeur des ressources humaines et la directrice de la rédaction.

L'intersyndicale a demandé, pour faire avancer les négociations sur nos revendications de titularisations des précaires:

- Une liste des postes permanents occupés par des précaires.
- Une liste actualisée de l'ensemble des précaires (pigistes, CDD, locaux ex-CDD ou ex-pigistes) toutes qualifications confondues. Les organisations syndicales rappellent que les reporters photographes pigistes doivent être intégrés dans cette liste de titularisables.

Les représentants du personnel exigent la titularisation des précaires sur des critères d'ancienneté, sauf cas exceptionnels.

Lors de la prochaine réunion prévue jeudi, la direction s'est engagée à nous fournir ces listes. Nous exigeons un calendrier des titularisations d'ici 2010 et un calendrier prévisionnel pour les trois années suivantes (2011-2012-2013).

Nous demandons la fin de la gouvernance de l'entreprise par la précarité.

De même, les organisations syndicales prennent acte de l'acceptation par la direction de la création d'un pool de journalistes titularisés qui acceptent de tourner sur différents postes afin d'accélérer les titularisations.

Les représentants du personnel rappellent aussi leur exigence de titularisation immédiate de l'employé le plus ancien en statut précaire, qui travaille à l'AFP depuis 1987.

Pour se mettre d'accord sur ces revendications, les syndicats se réuniront avec la direction jeudi.

Faute de réponse satisfaisante, les organisations syndicales appelleront à une Assemblée Générale la semaine prochaine pour décider de la suite du mouvement, et n'excluent pas de donner une suite judiciaire à l'affaire.

On vous rappelle qu'il y a une assemblée générale ce lundi à 14H00 dans la grande salle des desks au 3ème étage pour informer des résultats de la réunion du matin.

L'intersyndicale CGT, CFDT, SNJ, FO, CFE-CGC, SUD

- Grève pour les précaires à l'AFP

Par SUD-AFP :: 23/10/2009 à 19:13 :: Precaires

Grève à l’AFP, nouvelle AG lundi

 

URGENT  COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE  - MERCI AFFICHER

              

PARIS, 23 oct 2009 (AFP) - L'intersyndicale toutes catégories a rencontré deux représentants de la direction vendredi après-midi après la tenue de l'assemblée générale où a été lancé un arrêt de travail de vendredi 15H00 à samedi 01H00 (vendredi 23H00 GMT).

              

Au cours de cette réunion, une liste de 86 journalistes précaires nous a été présentée, mais elle ne correspond pas à nos revendications. Il y manque notamment la plupart des pigistes texte, photo et vidéo, ainsi que les salariés en contrat local ex-CDD ou ex-pigistes.

              

Nous avons répété à la direction que les 17 permanisations annoncées d'ici fin 2010 sont nettement insuffisantes et nous avons exigé au moins 30 titularisations sur la même période.

              

Nous avons également demandé un calendrier prévisionnel de titularisations sur trois ans (2011-2012-2013) afin de donner une visibilité et des perspectives aux précaires.

              

Ces titularisations ne doivent pas se faire au détriment des autres catégories de personnel.

              

Nous avons aussi exigé la titularisation immédiate de l'employé le plus ancien en statut précaire, qui travaille à l'AFP depuis 1987.

              

Nous demandons enfin le gel des suppressions de postes de statut siège à l'étranger comme en France.

              

L'intersyndicale se réunira à nouveau avec la direction lundi à 10 heures. En attendant, le mouvement de grève des salariés travaillant en France et pour la France se poursuit jusqu'à samedi 01H00 (vendredi 23H00 GMT).

              

Une nouvelle assemblée générale aura lieu lundi à 14H00 dans la grande salle des desks au 3ème étage pour informer des résultats de la réunion du matin et décider de la poursuite du mouvement.

              

Nota bene: Les journalistes concernés par cette grève ne doivent valider que les alertes et les urgents sur les fils France.

              

               L'intersyndicale CGT, CFDT, SNJ, FO, CFE-CGC, SUD

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